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Crescent story #1

L'an dernier, en février, le monde d'avant, nous célébrions les 25 ans du jazz club mâconnais crée par une bande de jeunes musiciens assoiffés de musique... Pour cette occasion, nous avons édité un livret retraçant les grandes lignes de ces 25 années riches en anecdotes, concerts mythiques, musiciens de légendes...

On profite de ce temps de "pause" pour vous faire partager le contenu, au compte goutte, de ce livret. Attention soyez attentifs, on vous posera des questions à la "reprise"... avec pourquoi pas, des p'tits cadeaux bonus pour les champions !

1994

"MONTEZ PLUTÔT UN CLUB"...

Au départ du collectif, il y a d’abord une rencontre. Celle, improbable, à Lyon, par hasard ou par nécessité, plus justement par affinités électives, de neuf musiciens tout neufs, tout frais sortis de l’école, tous affamés de jams et de joutes, tous boulimiques et ivres de musiques libres.

Désolés de constater tous les jours cette évidence brutale et sèche : le jazz dans la Cité des Gaules, c’est vraiment la catastrophe, le néant total. Ils se font virer de tous les lieux où ils veulent répéter sous prétexte qu’ils font trop de bruit.

Que faire ? Comment trouver des possibilités de s’exprimer, des occasions de jouer ?

« On a profité du fait, se rappelle François Gallix, que nous étions, Laurent, Éric et moi, tous les trois originaires de Mâcon pour tenter une expérience dans notre ville. Je me suis alors souvenu que mon père pouvait mettre à notre disposition deux caves en très piteux état, mais qui avaient l’immense mérite d’exister ».


Dominique Gallix donne tout de suite son accord avec une seule directive :

"n’oubliez pas que c’est une maison d’habitation".

Dès mars 1994, pendant six mois, le nouveau triumvirat décide donc de prendre possession des lieux. Quelques planches posées sur la boue et une ampoule électrique suffisent à leur bonheur. Ils commencent à rameuter tous les jazzmen amis des environs et se lancent alors, pour le seul plaisir de jouer, dans

des séances de musique passionnées. Non stop, 20 heures sur 24. Sans qu’ils le sachent encore eux-mêmes, le Collectif Mu était déjà né.


Lors d’une virée épique et picaresque à Paris, ils rencontrent Simon Goubert qui les entraîne pendant trois jours et trois nuits dans une folle expédition initiatique dont il a le secret. À la dernière minute, avant de se séparer, François Gallix se souvient d’avoir demandé à Simon quelques conseils pour produire un album.

« Oubliez tout de suite le disque, proclame péremptoire le batteur. Montez plutôt un club. Cela sera plus utile pour tout le monde ». La révélation est foudroyante. Le lendemain, de retour à Mâcon, Éric débarque

avec François chez ses parents « Ils sont passés à la maison pour nous expliquer leur projet. Très enthousiastes, ils ont dessiné sur la table de la cuisine les plans du futur club » se souviennent Annie et Marcel Prost.


Truelle et marteau à la main, sous la houlette d’Albert Bonneton comme « chef de chantier », ils se mettent immédiatement à l’ouvrage et, après six mois de travaux intensifs, transforment la cave miteuse en un club de jazz. Ils décident de l’appeler « Crescent ». Pourquoi ? Pendant les travaux tournait en boucle une cassette. Face A : Love Supreme de John Coltrane. Face B : Mekanik Destruktïv Kommandöh de Magma. Évidence : le nouveau club sera baptisé le Crescent en référence à une composition

de John Coltrane et son président d’honneur sera Christian Vander.


Extrait du livre "Bourgogne, une terre de jazz"

ÉDITÉ PAR LE CENTRE RÉGIONAL DU JAZZ BOURGOGNE FRANCHE COMTÉ

ÉCRIT PAR PASCAL ANQUETIL



Le livret complet à retirer au Crescent pour la modique participation de 5 euros !


Comment faire pour résumer 25 ans de musique, de convivialité, de plaisir, d’amour

et de passion ?

Il suffit de demander à la mémoire vivante du Crescent, le journaliste et photographe Marc Bonnetain, de fouiller dans ses archives pour en retracer l’histoire.


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