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On se connait ?

Cette rencontre avec Franck Chareyre débute une série de textes qui souhaitent donner la parole aux professionnels et bénévoles qui donnent du temps pour que vive le Crescent. Comment ils ont découvert le jazz, quel type de musique préfèrent-ils, pourquoi se sont-ils engagés dans le fonctionnement du club, quelles sont leurs idées pour l’avenir ?

L’idée est aussi de mieux se connaitre au sein de l’équipe et de la faire découvrir à ceux qui viennent au club. Cette rubrique à périodicité variable est ouverte à tous, n’hésitez pas à vous faire connaitre et à vous exprimer.


Propos recueillis par Marc Bonnetain

Franck chareyre

salarié permanent

Franck Chareyre est l’une des figures marquantes du Crescent dans lequel il est entré, attiré par les notes surgies de la cave de la rue Rambuteau, un an après l’ouverture. L’ambiance lui a tout de suite plu même si le jazz new orléans qui a sa préférence était trop rare à son gout ! « Je me suis arrêté à la période swing, assure-t-il, mais certaines musiques plus modernes et les chanteuses me plaisent ! »


Joueur de cornemuse bourbonnaise


Frank est musicien, joueur de cette cornemuse bourbonnaise qu’il ne nous a jamais fait entendre au club ! « Je suis devenu presque tout de suite bénévole, assure-t-il, m’occupant de travaux d’aménagement dans lesquels j’étais à l’aise puisque charpentier de profession. J’ai connu de très bons moments dans ce petit lieu et aussi quelques problèmes lorsque par exemple un soir de nuit en folie les « Fils de Teuhpu » ont versé de la bière dans le piano quart de queue ! Et puis au Crescent, en 2002, j’ai rencontré mon épouse Anaïs, emploi jeune au club, nous avons eu deux enfants ». Depuis les années ont passées et leur routes se sont séparées.


Un an de présidence


« C’est aussi en 2002 que j’ai pris la suite de Gilles Foatelli, président, pour une petite année, Manuela Amorin m’a remplacé à l’issue de cette période, poursuit Franck. Je me suis alors éloigné du club n’y revenant que de temps à autres pour des concerts. J’ai effectué mon retour environ un an après l’ouverture du nouveau Crescent. J’avais laissé la charpente en raison de problèmes de dos et j’ai été embauché au club à temps partiel pour assurer l’entretien des lieux : petits travaux d’amélioration, nettoyage, gestion des stocks de boissons et approvisionnement, achats pour la préparation des assiettes. J’ai suivi des formations pour les diverses accréditations : électricité, incendie, secourisme… Depuis quelques mois mon poste évolue, je me suis orienté, en plus de mes tâches habituelles, vers la sonorisation, la lumière, la captation vidéo, et j’aime ça. J’ai suivi des stages pour pouvoir progresser.


Un travail dans la confiance


« J’aime ce travail au club, assure Franck, avec mon activité de technicien sons et éclairages j’ai un contact plus intime avec les musiciens et je suis les conseils de Jérôme Taton, intermittent. Avec cette activité je suis beaucoup dans le relationnel avec la petite équipe du club, je travaille en confiance avec Antoine et Elsa et aussi les bénévoles. Lorsque le nouveau club a ouvert ses portes j’étais pessimiste, je craignais qu’on n’arrive pas à le faire vivre mais je m’étais heureusement trompé. La fréquentation, sauf bien sur pendant cette période covid, est excellente et je suis optimiste pour la reprise que j’espère la plus proche possible.


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