Rechercher

On se connait ?


Mais qui est Nathalie Haltel ? Suite de cette rubrique qui souhaite donner la parole aux professionnels et bénévoles qui donnent du temps pour que vive le Crescent. Comment ils ont découvert le jazz, quel type de musique préfèrent-ils, pourquoi se sont-ils engagés dans le fonctionnement du club, quelles sont leurs idées pour l’avenir ?

L’idée est aussi de mieux se connaitre au sein de l’équipe et de la faire découvrir à ceux qui viennent au club. Cette rubrique à périodicité variable est ouverte à tous, n’hésitez pas à vous faire connaitre et à vous exprimer.


Propos recueillis par Marc Bonnetain

nathalie haltel

bénévole du Crescent

Nathalie Haltel est très active, on a l’impression qu’elle a toujours été au club et plus généralement dans le jazz. Avec son sourire, sa passion, sa bonne volonté, cette guitariste est une figure marquante des caves de la place Saint-Pierre !

Nathalie Haltel est né à Epernay en 1961 dans une famille qui n’était pas du tout musicienne. « Par contre mon père adorait peindre, né en 1934, parti en retraite un peu avant l’âge habituel, il a pu se consacrer pleinement à sa passion et a même exposé au Salon des indépendants à Paris »

« Pour ma part, explique Nathalie, j’ai été scolarisée à Epernay puis je me suis orientée vers le travail social: j’ai été éducatrice spécialisée puis responsable d’établissement auprès d’enfants handicapés. Je suis partie ensuite à Paris pour prendre un poste de direction d’un service de familles d’accueil. J’ai passé deux ans à Paris, habitant dans le 10e arrondissement, entre le conservatoire du 10ème et la rue des Petites Écuries, où j’ai pris des cours à l’école ARPEJ»


Louison, sa fille est une plasticienne reconnue


« En 1993 j’ai eu une fille, Louison Rivière, qui a aujourd’hui 29 ans. Elle a fait les Beaux arts à Nancy pour apprendre photographie, dessin, collage, sérigraphie, peinture et céramique. Elle a monté son atelier de sérigraphie à Cramant (Marne) et depuis trois ans elle navigue entre illustrations, peinture et dessins humoristiques, mais elle s’adonne également à la viticulture car elle vient de reprendre les vignes champenoises de son père. Elle a exposé du 15 mars au 2 avril à la galerie Mary-Ann à Mâcon. C’est son champagne qui a été servi pour le vernissage, accompagné d’un petit concert jazz »


Une passion pour toutes les musiques


« Dès les années 70 je me suis beaucoup intéressée à la musique, se souvient Nathalie. Je traînais avec des groupes de rock mais j’écoutais tout, chanson française, Bach, Duke Ellington ou Fats Waller. J’avais acheté un disque de Coltrane et ce fut une révélation ! J’avais envie de jouer mais le temps me manquait. J’ai donc décidé de quitter la capitale pour trouver un travail qui me laisse du temps disponible pour apprendre la musique. J’ai trouvé un poste qui correspondait à ce que je cherchais à Mâcon. Le jour de mon entretien d’embauche, c’était l’inauguration du nouveau Crescent, je me suis dit que c’était une bonne étoile ! En arrivant à Mâcon, j’ai ainsi trouvé un travail où je me sens bien, au Prado, et la possibilité de réaliser mes projets.


Formation avec Bruno Simon


« Au début j’avais fait de la musique en autodidacte, poursuit Nathalie, je ne savais pas lire une partition, j’ai voulu progresser plus vite et je me suis inscrite aux cours de Bruno Simon, prof de guitare au conservatoire. J’ai aussi fait des stages au Crescent, à Jazz Campus en Clunisois et à Junas avec Fabrice Tarel (prof de piano jazz et d’harmonie au conservatoire de Mâcon). J’aime beaucoup la musique brésilienne. Avec Jacques Chevalier, trompettiste et guitariste nous avons monté un projet autour de la bossa nova et nous nous produisons chez des amis, ou dans des petites salles.

Pendant le confinement, j’ai aussi constitué un quartet avec des amies (guitare, accordéon, violon et piano). Nous nous retrouvons une fois par semaine pour jouer un répertoire avec des reprises et des compositions qui trouvent leur inspiration dans un esprit éclectique (jazz, classique,pop, world...) J’occupe d’autre part le pupitre guitare au Crescent jazz big band, nous répétons avec Eric ou Greg et nous donnons quelques concerts. Je suis heureuse comme ça et je ne manque pas de donner un coup de main au Crescent à l’occasion des multiples soirées qui s’y déroulent. Je trouve que c’est un très bel endroit à faire vivre!

49 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout