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On se connait ?


Mais qui sont Annie et Marcel Prost ? Suite de cette nouvelle rubrique qui souhaite donner la parole aux professionnels et bénévoles qui donnent du temps pour que vive le Crescent. Comment ils ont découvert le jazz, quel type de musique préfèrent-ils, pourquoi se sont-ils engagés dans le fonctionnement du club, quelles sont leurs idées pour l’avenir ?

L’idée est aussi de mieux se connaitre au sein de l’équipe et de la faire découvrir à ceux qui viennent au club. Cette rubrique à périodicité variable est ouverte à tous, n’hésitez pas à vous faire connaitre et à vous exprimer.


Propos recueillis par Marc Bonnetain

ANNIE ET MARCEL PROST

bénévoles du Crescent

S’il est un couple qu’on ne peut dissocier du Crescent c’est bien celui d’Annie et Marcel Prost ! Ils sont là depuis l’ouverture et, en plus, ils ont donné le jour il y a 49 ans à Eric, un des musiciens emblématiques du club.


Annie, la passion des chiffres et de la musique

« Je suis née en 1947 à Mâcon, explique Annie, mes parents habitaient Saint-Laurent où j’ai fréquenté les bancs de l’école communale. J’ai ensuite traversé la Saône pour me former de la 6e à la terminale au « Lycée d’Etat de jeunes filles » aujourd’hui plus connu sous le nom de Collège Pasteur. Adolescente, j’ai suivi des formations pour être monitrice de centres aérés puis de colonies de vacances. Au cours d’une colonie de l’EDF, j’ai eu à m’occuper entre autres, d’enfants cas sociaux. Très intéressée, j’ai postulé pour un poste d’éducatrice et j’ai débuté en 1966 dans une maison qui accueillait ces enfants, à Bois-le-Roi en région parisienne, une belle expérience de cinq ans, très enrichissante sur le plan humain. »


Annie revenait bien sûr régulièrement dans sa famille. Un jour de 1970 elle a rencontré Marcel, l’homme de sa vie, et elle a cherché du boulot à Mâcon. « J’étais portée sur les chiffres et j’ai rapidement trouvé du travail, au début des années 71 les places ne manquaient pas. Au Crédit Agricole d’abord puis en cabinet comptable ensuite, à la FIDEC à Replonges. » Au début je travaillais à la maison ce qui me permettait de m’occuper de nos enfants et puis j’ai rejoint le cabinet en Bresse. Nous nous sommes mariés en 1971 puis Eric est né en 1972 et Francis en 1974 »


En dehors de son travail Annie était passionnée de musique, elle a débuté le violon à l’âge de 4 ans « Ce sont mes parents qui en avait eu l’idée. J’ai pris des cours à « L’institut Mozart » tenu par Mme Tenet, rue Sigorgne. En plus des cours d’instrument Madame Tenet nous initiait à la musique de chambre et organisait des concerts à la salle Gambetta. Faisant elle-même partie d’un orchestre d’amateurs dirigé par Monsieur Compépine, elle a proposé à plusieurs de ses élèves de rejoindre cette formation. Nous avions accepté avec enthousiasme ! »


Marcel, a fait quatre fois le tour de la terre en vélo

Je suis né également à Mâcon la même année qu’Annie en 47, indique Marcel, mes parents habitaient Berzé-la-Ville et je suis resté au milieu des vignes jusqu’à 20 ans. Après l’école primaire au village je suis descendu au lycée technique de Mâcon où j’ai appris le dessin industriel jusqu’en fin de seconde. En sortant de cet établissement, j’ai eu l’opportunité de rentrer comme facteur auxiliaire à la Poste. Ce boulot n’était pas si mal, car ainsi j’avais du temps pour m’entrainer les après-midi. J’ai donc décidé de passer le concours de facteur. A la suite d’un stage à la gare Saint-Lazare à Paris, j’ai été titularisé. La semaine je pédalais à Hurigny où je suis resté 14 ans, et le dimanche je participais à des courses cyclistes. Une fois mariés nous sommes installés En Chaponnière à Hurigny, ce fut une belle période d’autant que les enfants sont arrivés. En 1983 j’ai été nommé à La Chapelle-de-Guinchay où j’ai terminé ma carrière en 2002. Dans les vignes j’avais 60 km de tournée, c’était du solide ! A l’époque les routes hivernales pouvaient être verglacées pendant un mois !

« Avec cet entrainement de postier j’étais en forme pour pratiquer la course cycliste, ma grande passion, s’exclame Marcel, j’ai dû faire 200 courses. J’ai parcouru environ quatre fois le tour de la terre depuis que je pratique le vélo! Je marchais pas mal. Je me plaçais généralement dans les cinq à dix premiers car peu rapide au sprint. J’ai beaucoup roulé en Mâconnais et aussi dans le bassin minier, du côté de Montceau-les-Mines. J’ai arrêté la course lorsque les enfants sont nés puis je l’ai reprise de 44 à 47 ans en catégorie cyclo sportif. Aujourd’hui je reste passionné de vélo et je roule toujours deux-trois fois par semaine 40 à 50 km, 4000 km par an.


Le Crescent, une passion commune

Annie faisait de la musique depuis longtemps, Marcel non, mais ils ont l’un et l’autre éprouvé le besoin de suivre leurs fils dans leur passion. Rappelons qu’Éric, saxophoniste, pratique le jazz et Francis, clarinettiste, le classique.

« Lorsque le Crescent a ouvert ses portes rue Rambuteau, et même un peu avant, nous avons été présents. A l’époque, dans deux caves appartenant à Dominique Gallix le club est né, animé par François, Eric et Laurent et les autres membres du Collectif MU monté depuis quelques mois. Nous avons été heureux de participer à son fonctionnement mais à condition que les « choses soient faites dans les règles ». Annie et Marcel ont assuré les entrées d’innombrables fois. Annie a pris en charge la comptabilité et a formé les salariés recrutés en « emplois jeunes.» Jusqu’au confinement elle venait donner de temps en temps un coup de main pour la comptabilité. C’est toujours un grand plaisir de retrouver Elsa & Antoine, se souvient Annie car elle apprécie leur gentillesse, leur sérieux et leurs compétences.

Très attirée par les langues étrangères, elle suit toujours des cours d’Italien et d’Anglais ce qui lui permet de communiquer avec les musiciens Anglais, Américains et Italiens qui viennent jouer au Crescent.

Marcel a assuré l’approvisionnement du bar traquant les meilleurs blancs et rouges autour de chez eux à Vinzelles et trimballant futs de bière et canettes depuis l’as des as où il a fait des séjours prolongés en compagnie notamment de Gérald Lapalus.


« Au temps des débuts, comme les Gallix, nous avons logé et nourri d’innombrables musiciens, de merveilleux souvenirs, nous avons passé tellement de bons moments… »

Impliqués tous les deux chaque année au Festival et au stage, Marcel faisait le taxi, tout comme Christian, allant chercher des musiciens au TGV voire à l’aéroport Saint-Exupéry.


Aujourd’hui le couple Prost poursuit son engagement au club, encouragé il est vrai par la présence d’Éric dans l’équipe de musiciens résidents.

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