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On se connait ?


Mais qui est Greg Theveniau ? Suite de cette nouvelle rubrique qui souhaite donner la parole aux professionnels et bénévoles qui donnent du temps pour que vive le Crescent. Comment ils ont découvert le jazz, quel type de musique préfèrent-ils, pourquoi se sont-ils engagés dans le fonctionnement du club, quelles sont leurs idées pour l’avenir ?

L’idée est aussi de mieux se connaitre au sein de l’équipe et de la faire découvrir à ceux qui viennent au club. Cette rubrique à périodicité variable est ouverte à tous, n’hésitez pas à vous faire connaitre et à vous exprimer.


Propos recueillis par Marc Bonnetain

GREG THEVENIAU

MUSICIEN DU COMITE ARTISTIQUE DU CRESCENT

Musicien du comité artistique du Crescent Grégory Théveniau est un bassiste recherché, habité par la musique. Il a un parcours atypique et une passion indéfectible pour le jazz de qualité. C’est un gars chaleureux en qui bouillonne aussi un esprit contestataire, révolté par la montée du consumérisme et la médiocrité d’une société toujours plus influencée par le monde de l’argent  !


Je suis né à Digne en Décembre 1972, indique Greg, mais je n’y ai jamais vécu, mes parents étaient de grands voyageurs et ils ont déménagé une quinzaine de fois résidant un peu partout en France et dans le monde. J’ai passé une partie de mon enfance dans les Caraïbes ce qui a celé mon gout pour la musique. Les habitants des Antilles la vivent tous les jours, ils ne font rien qui ne soit pas musical, même à l’école où nous apprenions à lire en chantant! J’ai donc été plongé dans cet univers, apprenant très tôt à jouer sur divers instruments de percussion. 


Des maths appliquées au jazz


Mes parents sont rentrés en France au début des années 90, se souvient Greg, s’installant notamment à Brou, Chartres puis à Bourg, d’où mon surnom «  Greg de Bourg  » alors qu’en fait  je n’ai finalement habité que deux ans dans cette ville  ! 

Je suis allé en FAC pour apprendre les math appliquées et les sciences économiques,   j’ai aussi été tenté par diverses autres branches mais ce n’était pas mon truc,   l’appel de la liberté était plus fort  !

Pendant que j’étais censé étudier je faisais beaucoup de musique donnant  des concerts avec un groupe de potes et j’ai touché mon premier cachet  à cette époque 500F, c’était une somme  !  Les concerts se sont multipliés et je suis devenu intermittent. J’ai payé mes études, que j’ai laissé mourir, avec mes revenus. Au final j’ai terminé sans diplôme.  J’ai rencontré d’autres musiciens, on n’avait pas de blé mais on était heureux  !  C’était une autre époque  !

Un jour, par le biais d’un ami commun, j’ai fait la connaissance de François Gallix. Il m’a dit «  Nous allons monter un club à Mâcon  »  J’y suis allé, je n’ai pas participé aux travaux qui étaient en cours, le sol était encore en terre battue mais j’ai commencé à y jouer en «  bœuf  » et plus tard j’ai remplacé un contrebassiste au pied levé.

Le côté un peu pirate, underground du lieu m’a plu, il était rassurant, il s’y jouait la zic  dont j’avais besoin pour me nourrir.  Au Crescent j’ai rencontré des pointures et ça m’a permis d’avancer.  Nous allions aussi à Bresse-sur-Grosne chez Jacky Barbier, un autre lieu mythique, à l’Euterpe à Villefranche et  au Rock Garage Café à Ambérieu. C’est dans cette errance commune que Bruno Ruder, Hervé Humbert et moi avons monté le trio «  Dextriazz  » avec lequel nous avons pas mal joué à l’époque.


Le Crescent aujourd’hui


Je garde un souvenir ému du Crescent de la rue Rambuteau, poursuit Greg, nous y avons passé des moments inoubliables mais les derniers temps  on étouffait un peu en ce lieu, heureusement les nouveaux locaux appelés de nos vœux sont apparus  comme une opportunité d’aller de l’avant. L’objectif a été atteint, nous avons pu accueillir de plus grosses formations en augmentant énormément la fréquentation et en diversifiant les styles de jazz. Dans le même temps, et heureusement, le nombre de bénévoles a augmenté mais l’esprit du club est demeuré, nous sommes toujours des militant de la musique.

Comme pour ses collègues la période est difficile pour Greg. En 2020 il devait assurer 87 concerts, seul une dizaine ont finalement eu lieu, soit 77 annulations. Il regrette aussi d’avoir perdu des dates comme celle de Marciac.

 Des dates ont été reportées mais comme ces décalages sont effectués de mois en mois les concerts finiront par être carrément annulés, regrette-t-il  ! C’est tout mort, ça va repartir un jour mais pas tout de suite. Je ne vois guère de solution  si ce n’est d’organiser nous-même des concerts...

En attendant il donne quelques cours et compose de la musique à l’image.

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