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On se connait ?


Mais qui est Vincent Girard ? Suite de cette nouvelle rubrique qui souhaite donner la parole aux professionnels et bénévoles qui donnent du temps pour que vive le Crescent. Comment ils ont découvert le jazz, quel type de musique préfèrent-ils, pourquoi se sont-ils engagés dans le fonctionnement du club, quelles sont leurs idées pour l’avenir ?

L’idée est aussi de mieux se connaitre au sein de l’équipe et de la faire découvrir à ceux qui viennent au club. Cette rubrique à périodicité variable est ouverte à tous, n’hésitez pas à vous faire connaitre et à vous exprimer.


Propos recueillis par Marc Bonnetain

Vincent girard

MUSICIEN DU COMITE ARTISTIQUE DU CRESCENT

A 39 ans Vincent Girard est le petit jeune du comité artistique du Crescent et il est heureux d’avoir intégré l’équipe il y a un an et demie. Pour lui le club symbolise la qualité, la liberté et participer à sa pérennisation lui plait.


Je suis né il y a 39 ans à Vitry-sur-Seine, explique-t-il, puis j’ai vécu en des lieux multiples : Lyon, Tournus, ville dans laquelle j’ai passé mon BAC. J’ai aussi passé du temps en Amérique du sud puis à Marseille, Lyon où j’ai suivi des études musicales classiques, décrochant une médaille d’or. Je vis aujourd’hui dans le Clunisois avec la chanteuse Célia Forestier avec qui j’ai le plaisir de faire de la musique.


La découverte du Crescent


J’ai été formé à la musique classique, poursuit Vincent, mais j’ai aussi été attiré il y a une quinzaine d’années par le jazz. Je l’ai découvert au Crescent avec François Gallix, contrebassiste et Manu Borghi, pianiste dans le cadre des ateliers qu’ils animaient au club rue Rambuteau. J’ai pris ensuite des cours à Bourgoin-Jallieu au conservatoire avec Manu Vallognes, bassiste électrique et collaboré avec Eric Prost, sax, dans divers projet de la scène musicale lyonnaise (notamment au périscope) au Périscope. Ils m’ont fait découvrir le jazz. A cette époque mes compositeurs préférés étaient Jaco Pastorius, John Coltrane, Bill Evans, Ravel, Debussy et l’Estonien Arvo Pärt. J’aime tout ! J’ai joué dans un groupe de soul : The Buttshakers pendant dix ans puis collaboré avec le trio et le quintet du pianiste lyonnais David Bressat. Je joue actuellement dans Iray avec le pianiste malgache Liva Rakotoarison et la batteuse Elvire Jouve, Le groupe de ma compagne Célia Forestier « Komorebi » et également le jazz électrique de Six ring circus ou encore Letter to evans un projet en hommage à Bill Evans.


Création d’une structure pour aider les musiciens maison.


Vincent a donc multiplié les expériences et depuis quelques mois, profitant du temps libre imposé par le covid il s’est engagé avec Eric Prost dans la création d’une structure destinée à soutenir les musiciens du Crescent. Ceux-ci se retrouvent d’ailleurs tous les jeudis pour des sessions en compagnie de musicos extérieurs au club. Au total un collectif de 13, un chiffre mythique !


Le Crescent a donné un sens à ma vie de musicien, estime Vincent, c’est une grande fierté pour moi de pouvoir participer à la vie d’un club qui est unique par sa dimension humaine et la qualité de sa musique produite et programmée. Il a une mission de rayonnement qu’on ne voit pas ailleurs. Le club c’est une famille, les propositions sont audacieuses, on a vu beaucoup de légendes y jouer. Les animateurs du lieu sont sans concession artistique et ils ont compris que le covid qui réduit l’activité de tous était une opportunité pour faire émerger des choses et favoriser encore le développement du Crescent.


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